Transdialectique

#ouvrier

Incursions d’un inactuel VI *

« Nous sommes meute, parce que la meute a pour identité le mouvement autonome, ce qui la distingue des animaux serviles qui composent le troupeau. En rien la peur ne commande aux déplacements précipités, mais une motivation chasseresse encourage le groupe à sentir les traces laissées par la fatalité. La victime isolée choisit de fuir ou d’affronter, d’être méprisable ou tragique, mais si elle ne se trouve pas isolée et qu’elle aussi s’avance en meute, nulle victime ne subsiste : en bande, le sauvage bataille, et s’élève hors d’haleine le souffle demeurant du tragique.

@Nihilisme intraveineuse

Incursions d’un inactuel IV *

« Il est venu le temps où l’ouvrier troque le couteau entre ses dents contre une dentition brillante à balader le long de la côte. De l’azur il ne connaît que le lustre clinquant. Où s’en est allée sa colère qui bleutait d’espoir notre morne figure ? Il n’est plus capable des soubresauts qui ont précipité les temps vers les temps modernes — le trouble du temps est devenu l’air du temps, et les causeurs du trouble sont devenus les touristes. L’assiette toujours creuse, toujours la même soupe pour cervelles creuses. L’estival rime à présent avec l’absence. Vacances forcées, jamais de vacance ouvrière, l’été des états marécageux, et le divertissement pour s’injecter le Léthé tout entier.

@Nihilisme intraveineuse

(La liste des échos.)