Transdialectique

#esclave

Incursions d’un inactuel IV *

« Il est venu le temps où l’ouvrier troque le couteau entre ses dents contre une dentition brillante à balader le long de la côte. De l’azur il ne connaît que le lustre clinquant. Où s’en est allée sa colère qui bleutait d’espoir notre morne figure ? Il n’est plus capable des soubresauts qui ont précipité les temps vers les temps modernes — le trouble du temps est devenu l’air du temps, et les causeurs du trouble sont devenus les touristes. L’assiette toujours creuse, toujours la même soupe pour cervelles creuses. L’estival rime à présent avec l’absence. Vacances forcées, jamais de vacance ouvrière, l’été des états marécageux, et le divertissement pour s’injecter le Léthé tout entier.

@Nihilisme intraveineuse

Incursions d’un inactuel III *

« Le goût amer, les saturnales au loin. — L’horreur que ce goût laisse en souvenir, et la réalité inaccessible. — Vague après vague, comme la grève. — Des esclaves recouvrent soudain la parole, franche des brimades hiérarchiques. — L’engloutissement par la pâleur hivernale, la réjouissance qui renverse les échelles sociales. — Du vert dans le blanchâtre, la chaux qui empourpre l’échafaud. — La révolution comme le retour qu’elle représente.

@Nihilisme intraveineuse

(La liste des échos.)