Transdialectique

#antiquité

Le marteau parle *

« Ô toi mon lecteur, toi mon sang, quitte les labyrinthes modernes, rejoins-moi auprès de Silène, il est venu le temps de la foudre et de la guerre, il est venu le temps des fins et des recommencements. L’agone aura bien lieu, regarde, mon sang, regarde au loin la milice, le ciel s’assombrit, il est venu le temps des boucs et des boucliers, le temps d’Eschyle et de la chute, l’agone aura bien lieu avec le progrès lui-même, mon sang, nous trancherons et nous transpercerons, nous traverserons l’heure des progrès. »
@Nihilisme intraveineuse

Ce que je dois aux anciens II *

« Notre printemps s’annonce avec les Grandes Dionysies. Nous voilà de nouveau en l’an quatre cent vingt-huit avant notre ère. Un printemps dédié entièrement à Euripide. Un printemps pris dans la tourmente d’Athènes. Et des tragédies comme des célébrations de ce qui revient malgré la pestilence. Surgissent du théâtre de Dionysos des vers qui disent l’amour et la vengeance de l’amour. »
@Nihilisme intraveineuse

Ce que je dois aux anciens I *

« Salluste sait nous faire sacrifice de Catilina, et pour cette raison, Salluste demeure le grand poète de nos combats. Il met dans la lumière l’effondrement. Provocation par le sentiment de vengeance. Cicéron face à Catilina. Contre tous se tenir aux côtés de Catilina. Salluste se tient aux côtés de César — lui qui demeure la transcendance de la vengeance. Incarnation des éboulements. »
@Nihilisme intraveineuse

(La liste des échos.)